18.01.2008
Colombia
Et oui, une nouvelle eternite, mais je vais essayer de remonter le temps le plus precisement possible...
Premiere chose que je realise a la frontiere, prendre un bus direct pour entrer directement ds le pays est une arnaque qui coute cher et qui ne sert a rien, car les bus ne peuvent pas passer la frontiere (un pont qui se traverse a pied separe les deux pays); de plus la zone dite dangeureuse est on ne peut plus tranquille...
Mais il y a toujours des choses dont on ne peut se rendre compte que par soi meme et sur place...
Bref passage a la frontiere en compagnie d un groupe de peruviens et de colombiens, quelque peu perturbe par un groupe de manisfestants mais une belle image de femmes reunies equatoriennes et colombiennes defilant pour demander la paix...
Mais avec tout ca les 8h de trajet prevues jusqu a Popayan me feraient arriver dans la nuit donc je decide de m arreter 2h plus loin dans la ville de Pasto.
Le sud:
La route jusque la, est vertigineuse, tres impressionante, gorges et precipices verdoyants; des paysages de montagnes pas tres hauts mais "dechiquetes", differents de ceux que j avais vus jusque la;
et j aurai un peu plus tard, l explication geologique: la Colombie est l unique pays ayant plusieurs cordilleres andines; l endroit meme dt je vous parle est le lieu ou la cordillere de separe, se dechire pour se scinder en 3 cordilleres, plus etroites et plus decoupees donc (la orientale, la centrale et la occidentale).
D ou ces paysages si particuliers et ces routes qui vous donnent le mal de mer!
Arrivee a Pasto ou c est le deluge...j essaie de passer entre les gouttes pour profiter de la premiere ville de Colombie que je traverse;
et confirmation de ce que m ont dit tous les voyageurs rencontres; il y aura des variantes selon les differentes regions du pays, mais l amabilite, la politesse, un grand respect, le sourire sont de mise ici; les "a la orden" (a la demande) et "con mucho gusto" (avec bcp de plaisir), pleuvent chaque fois que vous demandez un service ou ds une boutique et chaque tirade se termine par "que este bien" (que ca aille bien)...J ai droit a des "senora" et non plus a des "senorita". Et ce n est pas un phenomene "touristique": les gens sont aimables entre eux aussi...
Un autre fait notable en Colombie: dans les distributeurs automatiques, on vous demande systematiquement si vous voulez faire un dont a une association...etonant! Developement d un esprit de solidarite apres toutes les souffrances de l histoire subie par le pays certainement... (ceci etant a mitiger encore une fois car les grandes villes restent naturellement plus anonymes et l esprit costeno (des gens de la cote) est particulier)
Je ne m attarde cependant pas dans cette ville connue pour la frequence de ses tremblements de terre et son temps brumeux qui m empeche d ailleurs d avoir une vue sur le volcan alentour et je fais route le lendemain pour Popayan, la belle ville coloniale.
On l appelle egalement la ville blanche (comme Sucre en Bolivie dans un style different), pour le charme de ses eglises coloniales, allant du blanc etincelant au jaune pale; de cette ville emane une atmosphere tres particuliere; elle a une taille humaine qui la rend proche de la nature avec un cote champetre et a la fois, architecturalement, elle possede la classe et l allure sophistiquee que peuvent degager certaines grandes cites... et l honneur de posseder un pont d epoque par lequel passa le grand Simon Bolivar
Quelques journees agreables donc, si ce n est un etat de fatigue qui se fait sentir avec des tetites poussees de fievres de temps a autre...
L etape suivante m amene a quitter la panamericaine ("boulevard" qui longe la cordillere depuis le sud du chili au nord de la colombie et plus encore-am centrale et usa mais la je ne maitrise pas-), pour m enfoncer dans les profondeurs du pays vers l est (apres m etre bien sur renseignee des risques eventuels...), vers San Agustin un des plus grands sites archeologique du pays.
Et bigre qu est ce j ai bien fait de suivre mon idee!
Tout d abord la route; 6h ca peut paraitre anodin apres tout ce que j ai parcouru (je regrette d ailleurs de ne pas avoir tenu un journal de bord uniquement pour comptabiliser le nombre de kilometres...).
(Je te dedie le passage suivant Yan, si tu veux ajouter qqe chose, ftp!)
6h parmi les pires que j ai connu au niveau de la qualite du terrain, et pourtant en chine et au nepal ce n etait pas brillant! Les deux trois dernieres heures, je devais faire des bonds de 30cm sur mon siege bien que me cramponnant partout ou je pouvais.
Eprouvant donc. mais ces 6h vont rester gravees en meme temps comme un de mes plus fabuleux souvenir de trajet en bus: tres tres sauvage, pas une habitation, pas une trace humaine pendant des heures, une vegetation qui se densifie au fil des kms, qui se densifie et qui prend une forme nouvelle, etrange, l idee que je me fais de la foret amazonienne, des especes vegetales inconnues jusque la, des fleurs aux formes aux couleurs surprenantes (et le festival ne fait que commencer...); je vais d emerveillements en surprises en passant par quelques moments d inquietudes lorsque le ciel s obscurcit pour laisser penetrer l ombre menacante des arbres et me laisser imaginer qu un ou plusieurs guerilleros pourraient en surgir (prenez ca sur le ton du delire plus que de la lucidite!)
Peu de temps avt d arriver au village, le bus nous depose a un carrefour et nous voila parachutes dans la remorque d un camion pour effectuer les quelques kilometres qui nous separent de San Agustin.
Petite bourgade mais assez touristique ou le tourisme a refleuri depuis la fin de la periode noire (depuis le moment ou Uribe le president en 2002, bien que subissant pas mal de critiques a militarise le pays pour juguler le developpement de la guerilla, permettant ainsi a la population de se deplacer sans avoir la peur au ventre...),
petite bourgade qui accueille aussi multitudes d europeens, venus s installer grace a la creation d hotels la plupart du temps sur le site.
Il faut dire que quand on voit la richesse du lieu, tant archeologique que naturelle on comprend pourquoi!
Je vois plus de fleurs de toutes sortes (et orquidees en particulier) en une semaine la, que durant tout mon voyage jusque la.
Le site renferme les vestiges d une culture pre colombienne tres importante dont l organisation etait regie par des rites religieux et de magie; Il en reste nombreux de statues et monuments funeraires.
C est aussi l ocasion de rencontrer un charmant couple danois-neo zelandais et de faire une balade en jeep avec eux dans les environs.
Mais tout ceci est un peu terni par la degradation de mon etat de sante qui necessite cette fois la visite a un medecin et des examens.
Je decide donc de filer sur Bogota, a 12h de bus un peu plus haut...
Bogota:
Arrivee dans la capitale colombienne apres un trajet encore eprouvant; il faut dire que c est une zone quasi trpicale et en colombie les bus ne s arretent pas souvent, juste parfois pour manger; et ce n est pas les vendeurs ambulant qui apportent de la nourriture mais les passagers qui descendent du bus; alors d un cote, ca respecte la tranquilite du voyageur mais ca frene les envies de decsentes car les allees et venues constituent un bazard prodigieux.
Bref j arrive tout de meme a Bogota; 2800m d altitude et froideur humide car la pluie est bien presente, ca change! Arrivee au terminal de bus ou j ai la surprise d un nouvel exemple d organisation: une billeterie a la sortie ou l on indique la destination pour le taxi et ou l on recoit un ticket qui mensionne le prix de la course!
Je m installe dans un hotel confortable (malgre la froideur inevitable) car physiquement diminuee, je sens que je vais y sejourner quelques tps...
Comme la plupart d entre vous le savent, s ensuivent visites de medecins et clinique pour examens; la malaria est ecartee et on me diagnostique une infection renale.
Mon epuisement s exlique enfin...je passe donc une periode de grand repos au ralenti entre antibiotiques, bouteilles d eau, alimentation bien pensee our compenser le poids perdu durant la quinzaine car je ne peux plus voir un pollo frito ou des papas fritas!
Et puis petit a petit, je prends mes marques ds la ville et je peux profiter des richesses qu elle renferme.
Je me familiarise avec le systeme de nomenclature de la ville (propre au pays), ou les noms des rues sont remplcees par des numeraux; c est a dire, un numero pour indiquer la rue ou vous etes, un autre pour indiquer celle qui la croise et un 3eme pour indiquer la position sur le "cuadra"... Tout un art qui rentre poco a poco!
Je profite egalement des trombes de pluies qui sevissent chaque jours inondant les rues de cm d eau qui peinent a s evacuer en qqes minutes, du pain "baguette" que j ai reussi a degoter ds un restaurant, qui accompagne du nutella trouve dans un des carefour de Bogota (oui oui il y 3 centres en am du sud...) me procure un grand plaisir. Et un besoin vital de la cuisine francaise m amane ds un restau (hors de priix pour le pays) tenu par un francais acariatre, "le napoleon", ou l on peut voir des cedres francais ecouter de la musique de Brassens Aznavour et surtout manger des crepes asperge-bechamel, et meme une buche de noel!
Je te previens Gilou, je vais faire qu une bouchee de ta tarte aux potirons!!!!!!
La ville possedent un centre historique, dans lequel je vis, avec des eglises charmantes, des edifices coloniaux, des petites rues pavees...
et je decouvre le theatre colon, un theatre a l italienne ou je vais ecouter qqes notes de musique et l opera casse noisette avec delice...et interessant de voir dans ce contexte la difference avec notre bonne vieille France: deja la pontualite, connait pas trop en Colombie, les bus partent casiment toujours avec (parfois bcp) de retard, car on ne pars pas sans que les passagers retardataires soient arrives! (ce qui tranche bcp d avec la Bolivie ou au bout de 3 mins de retard les gens ds le bus crient "vamos!" d impatience); et donc meme ds ce contexte de concert, malgre 3 rappels, on arrive au compte goutte, et on parle pdt le spectacle...C est ainsi.
Et je decouvre l institut culturel Leon Tolstoi, d ou s ensuit une grande discussion politique avec la directrice du centre fanatique de la revolution cubaine...
Ce qui me donne, meme si je prends sa parole avec bcp bcp de reserve, la dimension de la complexite et de la durete de l histoire du pays, entre paramilitaires, guerilla, narcotrafiquants...
Et dans ce meme institut je signe pour quelques cours de chant avec une Angelica incroyable, qui lie le Yoga et le chant, m apprends enormement dans un cadre qui sort du chant meme...
Plus culturel, je fais un detour au musee nationnal d histoire, et finalement plusieurs detours car c est de loin, le plus complet et le plus passionnant de tous ce que j ai pu parcourir.
Petite excursion d une journee alentours pour aller admirer une impressionnante cathedrale de se souterraine contruite ds une mine de sel en l honneur de la vierge protectrice des mineurs, la cathedrale De Zipaquira; grandiose.
Mais je n oublie pas le physique et histoire de recuperer completement la forme je m inscris dans un gimnasium...sachant que je n avais jamais mis les pieds ds un tel endroit auparavant...! Experiences experiences! ;-)
Cote humain: une conversation telephonique au sommet Pekin-Bogota avec Helene qui passe quelques jours ds la capitale chinoise a ce moment la;
veritable tour de force d ordinateur a ordinateur avec 13h de decalages; merci internet!
Et une rencontre avec Mauricio un colombien de Medellin, d une amabilite rare, qui me permet de decouvrir des endroits tres particuliers, hors des sentiers battus, et notamment d un quartier qui vous donne une idee de ce qu est la fete en Colombie, la "rumba" comme on dit ici; une rue entiere pleine de cette musique (omnipresente d ailleurs ds le pays...vous ne pouvez pas monter ds un bus sans etre accompagnee par des notes de salsa, meringue, vallenato, et vous ne pouvez pas non plus demander aux colombiens de choisir entre footbal et musique) musique qui vous enveloppe tout entier au milieu de cette foule reunie ds un seul but, profiter du moment present dans la gaiete...
Un quotidien qui s est installe petit a petit, une energie retrouvee tout doucement et l heure de repartir vers un pole des plus prometteurs, la cote nord...
La cote Nord: Santa Marta et Cartagena:
Une nouvelle nuit de bus me fait passer du frigo (le climat de Bogota etant tres humide a ce moment la ainsi que la temperature insiffisante a l interieur du bus, merci a l air conditionne ) au four, avec un climat trpical a Santa Marta, sur la cote caraibe un peu a l est de Cartagena.
La difference avec le sud du pays est notable egalement au niveau des habitants, toujours gentils mais bcp plus demonstratifs (la population est tres metisee a cause de la presence d indiens et des descendants des esclaves noirs "apportes" d afrique au moment de la colonisation espagnole),
je retrouve les interpellations du style "mamita, reina linda, mi amor..." et tout ca est bien agreable...
Je retrouve la douceur des eaux de la mer caribe depuis la guadeloupe...
Une excursion d une journee dans le parc Tayrona me permet de decouvrir les vestiges d une culture indienne, comme une "mini ciudad perdida", et les plages somptueuses du parc avec ses palmiers, ses eaux turquoises et en fond la cordillere andine qui voit son extremite nord echouer dans l ocean.
Enfin pour me permettre d explorer la Guajira cette "pointe" mysterieuse, cette peninsule desertique, a l est du pays presque a la frontiere avec le venezuela, je participe a un tour organise; meme si je n ai vraiment plus l habitude et en general pas l envie de ce genre d expedition, en bus, tout cadre, l experience se revele tres riche:
je me retrouve avec une vingtaine de personnes, que des colombiens, couples ou familles, tres interessant d echanger une nouvelle fois et meme de sympathiser avec une famille de Bogota.
Et ce que je decouvre est fabuleux: les paysages desertiques somptueux qui tombent ds la mer et la culture tres riche; nous passons par Uribia la "capitale indigene" du pays, les femmes vetues de longues tuniques multicolores, qui s accompagnent de conditions sanitaires difficile...un autre monde.
Et c est l occasion d assister a une celebration de novena (neuf jours avt noel, chaque jour symbolisant un mois pour arriver au moment de la naissance...) en presence d un pretre et des enfants du village,
et l occasion passer la nuit ds une habitation typique, "rancheria", avec ma premiere nuit dans un hamac...
La barre etait donc tres haute avt d arriver a Cartagena, la legendaire;
ma vision est en demi teinte; a mon arrivee je suis evidemment impressionnee par la beaute architecturale et l interet historique de la ville, qui fut une zone portuaire tres convoitee lors de la conquete espanole ds laquelle tronent encore les fortifications, un haut lieu d exploitation et de commerce d esclave noir, egalement un des endroits en am du sud ou s installa l inquisision pour faire regner le pouvoir catholique ds la terreur (le comble etant que j ai appris au musee de l inquisition de cartagene, que ce procede charmant avait pris sa source ds notre bonne vieille France; no comment...);
il y reste bcp de traces de tout cela, donc c est tres fort.
Par ailleurs la zone est parree de sites naturels etonnant comme la playa blanca paradisiaque, et le volcan Totumo dt le cratere est rempli de boue noiratre aux vertues therapeutique ds lequel vous flotte et ds lequel vous m avez vu plongee...
L envers du decors c est le cote touristique exacerbe en cette periode de fetes, les sollitations permanentes, la gentillesse n est pas de mise ici et je retrouve les interpellations "amiga!" du perou qui ne retentissent pas de facon tres agreable;
c est ainsi que Noel se passe et que j entame ma descente vers le sud ouest de la Colombie.
Le centre ouest (tres approximatif, geographes pardonnez moi!): Medellin, Cali:
L etape suivante est a Medellin, anciennement cartel de la droque mais qui aujourd hui peut vivre ds une certaine quietude; ville moderne, ville de la mode mais qui son charme, ds un climat et une atmosphere agreable.
C est la que je retrouve Mauricio qui avec cette gentillesse qui le caracterise, m amene faire un tour de nuit et decouvrir les incroyables illuminations qui decorent la ville en cette epoque; une foule impressionnante defile ds les rues ds la douceur de soir; c est a ce moment la que je ressens le plus fort l atmosphere de noel.
Puis un petit bond ds le sud me conduit jusqu a manizales point de depart des excursions du parc de los nevados qui contient une serie de volcan dt le nevado del ruiz mais qui ne me devoile pas son sommet mysterieux derriere le brouillard.
Puis, c est la decouverte de Cali, connue pour etre le temple de la salsa et en effet apres la sieste generale de l apres midi, chaleur tropicale oblige, la ville entiere se reveille sur les notes de musique, et c est une envolee lyrique jusqu a tres tard...
Je ne suis qu a 3h de route de Popayan, et j y repasse donc pour rendre visite a la famille de Jose, mon ami colombien vivant a Santiago; un acueil des plus chleureux et je fais la connaissance des proches, et grand mere, oncles cousins, dans une atmosphere si joyeuse et simple a la fois, que je fais mes premiers pas de salsa avec l oncle Carlos; inoubliable!
Le retour a Bogota me permet de boucler la boucle colombienne et par la meme, mon voyage;
enfin boucle geographiquement car il va continuer a vivre longtemps en moi a travers mes rencontres et mes souvenirs et a travers les changements qu il a opere en moi.
Je termine par l essentiel.
MERCI a tous ceux qui m ont accompagne de pres ou de loin, a travers cette experience si particuliere; c etait un plaisir et une necessite de vous avoir.
MERCI a tous ceux qui ont participe aux bons moments et aux plus difficiles et qui m ont soutenus dans ces derniers.
Je ressors tres forte de ses liens dans la duree et egalement de ceux qui sont nes.
14:00 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
25.11.2007
Ecuador parte norte, zone des volcans.
Je vous ai laisse a Guayaquil, je vous y retrouve, sur le quai du terminal en partance pour Riobamba, sur la route centrale le long de la chaine andine et des volcans.
Una grande blonde vient m acoster spontanement;
il s agit de Gynna, Allemande, mais tres spontanee, bavarde, telle une equatorienne et pratiquant un espagnol excellent; rencontre tres atypique d abord qui va devenir extraordianire ensuite:
elle travaille dans un petit village de la cote, San Pedro, dans une ecole specialisee pour enfants handicapes, comme benevole en laison avec sa formation pour plusieurs mois, avant de commencer un voyage semblable au mien, de 6 mois, a velo.
Et ce matin la, elle va retrouver sa famille d adoption (avec laquelle elle a partage une annee entiere il y a quelques annees dans le cadre d un echange), a Riobamba!
Nous discutons avec force pendant tout le trajet et avec sa gentillesse , elle me propose de partager la journee du lendemain au sein de sa famille.
Nous sommes le 2 novembre et il est de tradition de preparer la colada morada, boisson a base de farine de mais violet et de plein de fruits, le tout mitone des heures et des heures...; je me joins donc a eux, chacun etant dote de simplicite et d une grande chaleur humaine et je m affaire aussi a la preparation de la boisson avant de partager le repas avec eux. Le 4h est consacre a la degustation de la colada accompagnee des "huahuas", mot quichua qui signifie "bebe"; mais je vous rassure, nous n avons pas mange de nouveaux nes, juste les petits pains qui en ont la forme...
Un moment unique comme il y en a eu beaucoup dans ce voyage mais celui ci restera tres special.
La ville est egalement tres agreable, et j accede a un mirador qui offre une vue sur plusieurs volcans de la region, notamment le "Chimborazo" dont le sommet est par ailleurs le point culminant de l equateur (et le point le plus eloigne du centre de la terre), majestueux et d une blancheur immaculee, et egalement le volcan "Tungurahua" toujours actif et degageant fumee, acide, cendres... tres impressionnant.
Le lendemain avec Gynna et Wilow son "frere adoptif", nous prenons le fameux train "Nariz del diablo" qui nous conduit dans le sud dans une vallee tres encaissee ou lui seul arrive; ses deraillements successifs sont assez droles mais si originellement les voyageurs etaient autorises a se placer sur le toit, aujourd hui nous sommes cantonnes a l interieur, avec l accident quelques mois auparavent, de deux japonnais qui se sont leves imprudemment, "guillotines" par les cables electriques, desolee pour les ames sensibles...mais vous savez que je suis tres peu aventuriere de ce cote la...
Alors que mes deux compagnons remontent a Riobamba, je passe une nuit a Alausi pour redescendre une nouvelle fois a Cuenca, afin de rendre visite a Esperanza (voir note precedente) car elle a perdu son pere qqes jours auparavant;
et c est ainsi que le voyage a pris une tournure reellement differente: jusque la les rencontres se greffaient sur mon parcours et etait un "plus" tres important, et desormais ce sont les rencontres qui conditionnent mon parcours a certains moments...
Donc je leur fais la surprise de mon retour; c est l occasion d accompagner la famille sur leur terre de la campagne pour mettre de l ordre dans les affaires du pere decede; la aussi j assiste a des moments tres emouvants.
Je m y pose une petite semaine en profitant pour reprendre quelques cours d espagnol afin d approfondir subjonctifs present imparfait, plus que parfait!!!
Apres une nouvelle journee de bus, je decouvre enfin la capitale equatorienne perchee a 2800m, Quito.
La ville possede un centre historique merveilleusement restaure, avec des eglises dans le style baroque, des rues etroite en pentes charmantes et presente depuis ses differents miradors une vue superbe sur les environs...mais jusqu a 2h de l apres midi!!! En effet a ce moment la, la pluie est un veritable fleau et paralyse apres midi et soiree. J ai quand meme le temps d admirer la "basilica del voto nacional", fascinante, perchee au nord de la ville tout en hauteur, vertigineuse, et dont l interieur et la rosace me rappelle un peu Notre Dame; et par des escaliers vertigineux , en fermant les yeux, j arrive a vaincre mon vertige,et j accede au sommet pour une vue qui remplit ses promesses.
Et je ne suis toujours pas revenue de la magnifiçance de l interieur de la compania de Jesus, recouvert presque integralement de dorures, un incroyable exemple de baroque italien.
Et puis ces le depart pour Latagunga, a deux heures au sud, toujours sur cette route centrale; point de depart pour une boucle jusqu a laguna de Quilotoa, endroit repute pour etre un des plus beau du pays...
Arrivee a Latagunga, j ai un bus dans la foulee pour Quilotoa, bus dans lequel je me retrouve seule au milieu des indigenes! Enfin me dis je! Moi qui me demandais ou ils etaient, et bien j ai ma reponse: dans les campagnes! (un peu comme au perou d aileurs a la difference de la Bolivie ou ils sont presents egalement dans les grandes villes-ce qui lui donne un statut unique en Am du sud-)
Un bus entier de chapeaux en feutre noir, les hommes comme les femmes! Et je remarque la bande de tissus multicolore qui permet de rassembler la chevelure des femmes sur plus de 15 cms.
En cours de route montent dans le bus deux voyageurs, francais, aveyronnais meme! J ai donc l occasion d entendre de nouveau cet accent du sud de la france si particulier! Il s agit de Jean Bernard et de Jean Claude (ou juan bernarco y juan claudio) avec lequel je sympatise rapidement.
Nous passons par des paysages andins tres beaux mais le temps fait toujours des siennes et nous arrivons a Quilotoa dans une veritable puree de pois...
Nous nous posons dans une famille qui nous fournit un logement pour la nuit et c est l occasion pour moi de ressortir un jeu de mon enfance, partir de quelques brindilles de bois ramassees a l exterieur (il n y a guere plus que ca dans les parages, mais ca montre qu on n a pas besoin de beaucoup plus): le mikado!
J apprends le principe aux deux plus jeunes enfants de la famille qui ne tardent pas a faire tous les deux des parties effrenes...
Un peu plus tard, je sors ma "science " en anglais pour aider la grande ds ses devoirs...
Des petites tranches de vie dans un froid bien piquant...
Et le lendemain, je pars avec un guide pour une marche de quelques heures jusqu au petit village voisin, Chugchilan; nous longeons un moment le cratere du volcan eteint rempli par la laguna de Quilotoa aux eaux vert emeraude, c est de toute beaute. Puis la balade nous amene a traverser des paysages tres varies, des petits villages andins et nous descendons dans une quebrada (relief fisure) tres etroite, avant de la remonter (encore une bonne suee...).
Une nuit a Chugchilan encore plus froide que la precedente, et le bus de l aube me permet d arriver a Saquisili a l heure du plus grand marche indigene du pays (poules, cochons, llamas...).
Ce petit tour malgre les conditions climatiques un peu rudes m a permis de penetrer dans la profondeur du pays...
Et c est le retour a Latacunga et les connections heureuses des bus me permettent d enchainer sur Ambato puis Guaranda pour tenter d approcher le "Chimborazo" car la route passe tres pres, mais voila les nuages l entendent autrement!
Le soir, poussee par une envie de nourriture italienne je rentre dans une pizzeria et je m y trouve nez a nez avec ...
JB et JC (Jean Bernard et Jean Claude)! Completement par hasard! Nous partageons le repas et nous nous donnons rendez vous le lendemain pour aller a Riobamba.
Dans la nuit, petit coup de theatre: je commence a m endormir et soudain un grondement survient acompagne de la sensation que mon lit est a la derive sur la mer... Je me demande ce qui m arrive avant de realiser qu il s agit d un tremblement de terre et d etre effrayee car c est la premiere fois que ca m arrive. Je n arrive pas a retrouver le sommeil apprehendant une nouvelle secousse plus forte.
Le lendemain j apprends que le tremblement a ete relativement fort par rapport a ceux que connait le pays reglierement (plus de 6 sur l echelle de Richter) mais les degats sont mineurs.
Arrivee a Riobamba le lendemain, histoire pour moi de dire bonjour a la famille de Gynna, et pour tous les trois il s agit de trouver une excursion pour aprocher le Chimborazo (tenacite!).
Et nous voila partis pour le refuge du volcan en voiture, en passant par un nouveau bois de polilepis (arbres de papier comme ceux rencontres dans le parc Cajas pres de Cuenca); nous montons jusqu a pres de 5000m et enfin, sur la redescente le volcan capricieux nous devoile toute sa majestee!
La redescente se poursuit en velo pour JB le sportif et pour nous en voiture (moi ayant toujours le traumatisme de la bicyclette), traversant une nature tres sauvage ou la culture indigene est tres presente.
Je fais un petit crochet a l est par Banos, petite station thermale assez touristique mais avec un climat plus doux et surtout la proximite du "Tungurahua" toujours en eveil (vous allez commencer a penser que je fais une fixation sur les volcans mais c est vrai que je les trouve fascinants...)
Je profite des eaux chaudes souffrees d un des sites, bienvenues pour les contractures musculaires de ma hernie discale qui se reveille...
et comme je me trouve a contre courant des prpositions des agences et de la demande du commun des touristes (je commence a me dire que je suis en marge..???), je me contente d une "epopee" en taxi jusqu a un mirador et j ai la chance de voir le volcan avec le ciel presque degage et la lumiere du soir!
Je remonte a Quito avec celle belle image dans la tete, mais faisant le deuil (momentanement) du "Cotopaxi", volcan magnifique au cone parfait, car ce n est decidement pas la meilleure epoque pour sillonner le pays...
Quito, afin de passer la fameuse ligne imaginaire (et qui a donne tout de meme son nom au pays!) qui passe un peu au nord de la capitale; je passe sur le site decouvert par la premiere mission d etude (mission francaise d ailleurs) qui a effectuee en 17?? les mesures d un arc meridien pour prouver definitivement la non sphericite de la terre et donner le degre d aplatissement aux poles. le lieu bien que touristique et parseme de restau, artisanat est touchant historiquement.
Une deuxieme mission montrera plus tard que l equateur passe reellement un peu a cote, mais je passe moi aussi a cote, faute de regarder mon guide de tres pres desormais et absorbee je crois par la Colombie...
En effet je sens que c est le moment pour ce pays dont mes attentes sont tres fortes et je laisse l extreme nord equateur pour plus tard ou pour un autre voyage...
Je trouve avec l agence panamaricana qui porte bien son nom, un bus direct car il semble deconseille de s atarder autour de la frontiere: Quito-Popayan
C est parti!
Quito le 22 novembre.
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23.10.2007
Ecuador, parte Sur
Premieres impressions "equatoriennes":
Je prends la route depuis Piura, Perou jusqu a Loja, equateur, le 16 octobre.
9h de route au total; a la frontiere un peu chaotique (infos tres confuses), je fais la connaissance d un couple de Peruviens, et d une soeur qui est allee a Lourdes...
A partir de la, le paysage est de toute beaute, montagnes, vallees verdoyantes de succedent; de temps a autres, des vegetaux appaissent incrustes sur les cables electriques et entament une veritable danse suivant le bon vouloir du vent.
Dans le bus la musique commence a laisser transparaitre quelques airs de Salsa.
Je suis toujours tres excitee a l idee de decouvrir un nouveau pays, ses particularites; et j arrive a Loja, les yeux, les oreilles grands ouverts.
Le premier contact avec la population (chauffeur de taxi) est tres facile, tres chaleureux et ceci va se confirmer au fil des rencontres; je ne rentre dans une epicerie ou autres sans qu on me demande comment ca va, d ou je viens, qu on me pose une question sur le guide que je tiens dans les mains, le tout avec un large sourire... et c est tres plaisant, bien sur.
D un premier abord, j ai le sentiment que le pais est plus developpe que la Bolivie evidemment, mais que le Perou egalement; davantage de grands magasins, les vehicules un peu plus "civilises" (sans aucune conotation pejorative, certains memes vont laisser passer un pieton de temps a autres, presque icroyable;-)), le prix d un passage sur internet est multiplie par 3-4, merci au dollar americain d usage, ici...dans le marche central, tout est bien organise, plus d interpellations, de "mamita" par ci par la (snif); un escalator permet de relier les etages!!! Et je ne suis pas dans une ville tres grande!
Un pot de nutella trone meme dans une vitrine, il n echappe pas a ma vigilence evidemment, et des petits dejeuners exceptionnels vont suivre;
les phenomenes de mode sont assez droles: la suprematie du jean systematiquement pates d ef et les enormes lunettes de soleil au perou sont remplaces ici par des vetements plus varies.
Les "s" sont reapparus dans l espagnol equatorien.
Je suis contente de decouvrir tout cela, et je realise le precieux de chaque instant.
Loja le 17 octobre.
Plein sud: Vilcabamba et Cuenca:
Etape suivante donc, Vilcabamba, un petit village au sud de Loja, pose dans ladite "valle de la longevite"; le nom est du a la duree de vie extremement longue (120 ans et plus) des habitants, due a la qualite de l eau du rio qui la traverse. Le lieu est, comme a Coroico (Bolivie) situe entre la montagne et la foret tropicale; le plan alerte"anti moustique de jour" est donc a son maximum...
La pluie ne permettant ni grande randonne ni ballade a cheval je me contente d un petit tour pour prendre un peu de hauteur.
C est aussi l occasion de rencontrer Enrika (suisse allemande, encore une), medecin en stade en amerique du sud et Megan (USA, voyez je ne suis pas sectaire :-)) qui vient etudier les oiseaux,
dans une auberge tenue par des francais (hammacks, petits dejeuners pantagrueliques: grand luxe!).
Megan m accompagne a Cuenca, la troisieme ville du pays, qui peut faire concurrence, un peu, a Quito, de part son architecture, ses rues etroites pavees.
Le monastere m impressionne beaucoup avec ses murs qui font penser a la cathedrale de Cusco bien que moins travailles et ses domes bleus; magnifique.
Le dimanche nous partons faire un tour dans les petits villages environnants et leur marches typiques, et je decouvre qu Equateur vivent encore des indigenes, mais a la difference de la Bolivie (unique dans ce domaine), ils sont seulement presents dans les campagnes.
Puis je pars en excursion dans le parc Cajas aux environs, qui presente des paysages de montagnes couverts couvert de vegetation rase; certains savent a quels points j aime ces "paysages de Mongolie"...
Paysages parsemes de lagunes, d herbes medicinales (des champs de valeriane), un bosquet dit de Quinoa (pas de lien avec la quinoa, cereale) espece d arbre qui est la seule a pousser a cette altitude (quasi 4000m).
Ce bosquet, nous (le groupe) l avons traverse, dans une atmosphere humide et glissante, un univers etrange fait de troncs tous penches dans la meme direction, cherchant le soleil, de branches ondulantes; moi qui generalement ne suis pas sensible au "vegetal" , je me sens dans un lieu envoutant.
On sait que la vegetation s adapte au climat, ici c est egalement le climat qui est regi par le milieu...
Le musee d art arborigene de Cuenca me conduit a la calle Larga, et la calle Larga me conduit a una tienda ou trone, cette fois, du Crunch...
Et de fil en aiguille une discussion s entame avec Esperanza, jusqu a finir par me proposer de venir loger dans son hotel tres familial. Je demenage donc et me lie avec la famille, avec laquelle je vais voir le concert de Mercedes Sosa, la chanteuse Argentine engagee en est a la fin de sa carriere; c est donc une occasion en or d ecouter sa voix puissance profonde; un grand moment malgre le son deplorable.
Le lendemain est consacre a la visite du site argeologique Ingapirca, un de plus, vu ce que j ai vu au Perou, mais avec la caracteristique unique dans le monde Incas, d un temple du soleil de forme ovale.
Cuenca le 25 octobre.
Guayaquil et la cote:
Me voila donc partie pour la deuxieme plus grande ville du pays ou encore "capitale bananiere" tant les fruits en general et les bananes en particuliers sont heureux avec un climat doux, tropical....ainsi que les moustiques...
Guayaquil donc que je decouvre d abord a travers son terminal de bus(provisoire, bien heureuse de le savoir...) ou regne un bazard phenomenal, enfin une fois qu on en a saisi le fonctionnement, ca va, c est comme pour tout et dont je decouvre aussi les prix des hotels, plus chers qu a Santiago, enfin passons...
Avec la joie de se devetir (enfin) un peu, de laisser respirer les pieds, la ville me devoile ses grandes avenues, grouillantes bruyantes de vie et de vehicules( j aime bien aussi ce cote des grandes villes), bordees de "macdo" "pizza hut" (ca j aime beaucoup moins...), mais egalement sa promenade amanegee le long du rio Guayas rehabilitee depuis 2000, le "malecon 2000" grace au financement volontaire de tout un chacun; longeant traquillement la rive paisible, j ai l etonnement et la joie d entendre quelques notes de musique classique provenant des hauts parleurs: une bulle de quietude et de reve au milieu de cette agitation; alors meme si ce sont des "tubes" de vivaldi ou mozart, c est une tres belle surprise!
Mesdames les trois droles de dames Camy Peret, Morisot et Grapin, preparez vous a mon retour tonitruant dans une chorale!
Et puis proximite de la mer oblige, c est aussi l occasion de deguster poissons et crabes, de renouer avec le cinema, le cinema d art et essai atenant au musee anthropologique ayant une programmation tres riche...
Le cerro Santa Ana pourvu de ses habitations restaurees tres colorees, sur lequel le soleil deverse une lumiere rosee est le centre historique de la ville autour duquel elle s est construite a cause de la presence de marecages alentours. Ses ruelles presente des panneaux explicatifs et pour anechdote, on apprend entre autre que la ville qui etait un centre portuaire majeur entre Equateur et Perou, Mexique, Espagne... a ete decime en 18.. par la piraterie francaise...
Guayaquil c est aussi le point de depart pour les fameuses iles Galapagos pour ceux qui disposent de l argent ou pour la isla de la plata pour les autres, moi entre autre ;-) (mais ayant parcouru l ile de Paques je ne suis pas a plaindre...)
Le lendemain voit donc mon depart pour Puerto Lopez au nord ouest sur la cote, dans un bus qui se transforme rapidement en veritable marche ambulant, pris d assaut tous les quart d heure par non seulement des vendeurs de fruits, poulets-choclo, produits de sante miracle (ceci dit souvent a base de produits naturels), des evangelistes (jusque la c est plustot habituel), mais en plus, des montres, des lunettes de soleil, jusqu aux buletins de millionnaires: un vrai gag...
Et j arrive dans ce petit village balneaire qui me plait des mes premiers pas, beaucoup plus authentique que Mancora au Perou; je comprends rapidement que mon reve de voir des baleines ne se realisera pas, en tout cas pas maintenant, la saison etant plus que passee, et la route du mammifere vers l antarctique etant bien avancee... mais en remplacement mon excursion sur la isla de la plata, se situant au large (enfin a trois heures de bateau tres tres "arrosees") est un festival d oiseaux: les fous a pates bleues, les fregates avec les males au goitre rouge, et ce, pendant la periode de la nidation; c est aussi l occasion d apercevoir des tortues nageant a une centaine de metres de la cote;
et par hasard, je me retrouve au sein d un groupe de lyceens d angouleme (et oui il y a des etablissements qui peuvent se payer des voyages scolaires de cette envergure!), lycee agricole dont le voyage d etude est finance en partie par les entreprises du coin, eleves dont la plupart ne prennent pas la peine de remercier le guide, pour lesquels tout est du...mais certains ne seront pas etonnes...
Cet endroit regorge aussi d un patrimoine culturel (communaute indigene) et naturel (plage preservee) au sein du parc Machalilla, mais le crachin permanent qui regne sur Puerto Lopez, me fait me dire: ce sera pour une autre fois.
Et je repasse par Guayaquil pour me diriger vers le nord et monter en altitude.
Guayaquil, le 31 octobre.
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